Généralités

Introduction
En France, selon une tradition qui remonte à plus de deux siècles, c'est la Direction générale des Douanes et droits indirects qui établit la balance commerciale. Chaque mois le service statistique des Douanes présente et commente les derniers résultats de la balance commerciale. Celle-ci ne retrace que les échanges de marchandises et non de services.
 
L'information sur les échanges de marchandises est collectée sur la base des déclarations d'échanges de biens (DEB) pour les échanges avec les 27 autres Etats membres de l'Union européenne et des déclarations en douane (DAU) pour les échanges avec les autres pays (nommés « pays tiers »Il s'agit du regroupement de tous les pays n'appartenant pas à l'Union européenne). Plusieurs modes de recueil de l'information coexistent traduisant notamment la plus ou moins grande informatisation des relations entre les opérateurs et la Douane. Le contrôle et la validation des données menés sous la responsabilité du centre de traitements informatiques de Toulouse mobilisent également les bureaux de douanes et les centres de saisie spécifiques.
 
A l'issue de ces traitements qui portent chaque mois sur plus de 10 millions d'articles de déclaration, les informaticiens et statisticiens des Douanes assurent un vaste programme de production et de diffusion statistique dont "Le Chiffre du commerce extérieur" ne constitue que la première étape. Cédéroms, publications, site internet mais aussi travaux à la demande, tel est l'éventail des services offerts par la Douane française. Celle-ci procède en outre à des exploitations particulières pour fournir des informations opérationnelles à d'autres administrations (INSEE, Banque de France, Direction Générale du Trésor, ...).

Historique des changements de méthodologie
L'élaboration et la présentation des statistiques du commerce extérieur obéissent à des régles de méthodologie qui peuvent évoluer dans le temps. Les principaux changements intervenus au fil du temps sont :
1993
Avec la suppression des formalités douanières entre les Etats membres, la déclaration d'échanges de biens (DEB) devient le support de collecte des échanges commerciaux de marchandises entre la France et les autres Etats membres. Les échanges avec les pays tiersIl s'agit du regroupement de tous les pays n'appartenant pas à l'Union européenne continuent d'être comptabilisés en exploitant le Document administratif unique (DAU).
Les obligations déclaratives des entreprises, dont les échanges avec les pays de l'Union européenne sont inférieurs à un certain seuilDans le cadre des échanges intracommunautaires, ce seuil représente le montant annuel à partir duquel l'entreprise doit fournir une déclaration qui pourra être exploitée en statistique., sont allégées (aucune déclaration exigée ou fourniture d'information minimale). Lors de la mise en place du marché unique, ce seuil est fixé à 250 000 francs.
1997
Les départements d'Outre-mer (Guadeloupe, Guyane française, Martinique et Réunion), auparavant exclus du champ de la balance commerciale de la France (et donc considérés comme partenaires commerciaux), sont traités comme l'ensemble des départements métropolitains.
1998
Le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB-FAB tient compte d'une modication du taux de passage CAF/FAB Correction permettant de passer d'une valorisation des importations CAF (Coût Assurance Fret inclus) à une valorisation FAB (Franco à Bord) des importations qui passe à 0,972 (cf. l'historique des taux de passage CAF/FAB).
1999
La méthodologie de comptabilisation des opérations liées à l'activité de la base spatiale de Kourou (lancement de satellites) est modifiée : auparavant traitées de la même manière que les autres flux de marchandises, seules certaines opérations sont désormais reprises en statistique. Les séries depuis 1990 intègrent ce changement.
Le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB-FAB tient compte d'une modication du taux de passage CAF/FAB Correction permettant de passer d'une valorisation des importations CAF (Coût Assurance Fret inclus) à une valorisation FAB (Franco à Bord) des importations qui passe de  0,972 à 0,974 (cf. l'historique des taux de passage CAF/FAB).
2000
Le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB-FAB tient compte d'une modication du taux de passage CAF/FAB Correction permettant de passer d'une valorisation des importations CAF (Coût Assurance Fret inclus) à une valorisation FAB (Franco à Bord) des importations qui passe de  0,974 à 0,977 (cf. l'historique des taux de passage CAF/FAB).
2001
Le seuil de simplification déclarativeDans le cadre des échanges intracommunautaires, ce seuil représente le montant annuel à partir duquel l'entreprise doit fournir une déclaration qui pourra être exploitée en statistique. dans le cadre des échanges intracommunautaires est réévalué : fixé à 250 000 francs en 1993, il passe à 650 000 francs.
Parallèllement, la charge déclarative d'un grand nombre d'entreprises dont les échanges intracommunautaires dépassent le seuil de simplification est allégée : elles ne sont plus tenues de déclarer le département d'arrivée et de départ des marchandises sur leur déclarations d'échanges de biens (DEB). Dans les statistiques régionales, les flux concernés sont alors affectés à une région « indéterminée ».
Le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB-FAB tient compte d'une modication du taux de passage CAF/FAB Correction permettant de passer d'une valorisation des importations CAF (Coût Assurance Fret inclus) à une valorisation FAB (Franco à Bord) des importations qui passe de  0,977 à 0,98 (cf. l'historique des taux de passage CAF/FAB).
2002
Introduction de l'euro : l'ensemble des séries est présenté dans la monnaie unique, les données antérieures à 2002 sont valorisées sur la base de 1 euro = 6,55957 francs français.
Le seuil de simplification déclarativeDans le cadre des échanges intracommunautaires, ce seuil représente le montant annuel à partir duquel l'entreprise doit fournir une déclaration qui pourra être exploitée en statistique. dans le cadre des échanges intracommunautaires est révisé : il est établi à 100 000 euros (conversion).
2004
Mise en place des estimations pour retard de collecte et pour les données sous le seuil de prise en compte statistique.
Le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB-FAB tient compte d'une modication du taux de passage CAF/FAB Correction permettant de passer d'une valorisation des importations CAF (Coût Assurance Fret inclus) à une valorisation FAB (Franco à Bord) des importations qui passe de  0,98 à 0,97 (cf. l'historique des taux de passage CAF/FAB).
2005
Modification dans la comptabilisation des flux de gaz naturel à l'état gazeux et d'énergie électrique : à l'importation, c'est le pays de provenance et non plus celui d'origine qui est repris, et, à l'exportation, c'est le pays limitrophe de destination et non celui de destination finale.
2006
Le seuil de simplification déclarativeDans le cadre des échanges intracommunautaires, ce seuil représente le montant annuel à partir duquel l'entreprise doit fournir une déclaration qui pourra être exploitée en statistique. dans le cadre des échanges intracommunautaires est réévalué : il passe de 100 000 euros à 150 000 euros.
2009
Le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB-FAB tient compte d'une modication du taux de passage CAF/FAB Correction permettant de passer d'une valorisation des importations CAF (Coût Assurance Fret inclus) à une valorisation FAB (Franco à Bord) des importations qui passe de  0,97 à 0,968 (cf. l'historique des taux de passage CAF/FAB).
2010
Afin d’harmoniser la comptabilisation bilatérale des échanges aéronautiques français et allemands, certains flux entrant dans le cadre de la fabrication coordonnée d'airbusLe montant comme le nombre des livraisons d'airbus indiqués dans les tableaux ou les publications différent des ventes totales de la société Airbus. En effet, celle-ci réalise des ventes intérieures (à partir de France, à des sociétés françaises) ou des ventes à partir d'Allemagne : ces deux types d'opérations sont exclus par définition du champ du commerce extérieur de la France. auparavant exclus des statistiques en raison de leur nature (aller et retour d'appareils pour ouvraisons mineures) sont désormais comptabilisés dans la balance commerciale de la France. Les séries produits et pays concernées sont rétropolées sur 10 ans afin de disposer de statistiques à champ comparable.
2011
Le seuil de simplification déclarativeDans le cadre des échanges intracommunautaires, ce seuil représente le montant annuel à partir duquel l'entreprise doit fournir une déclaration qui pourra être exploitée en statistique. dans le cadre des échanges intracommunautaires est réévalué : il passe de 150 000 euros à 460 000 euros.
Le relèvement des seuils déclaratifs dans les échanges avec les Etats membres s'accompagne de la suppression de la simplification introduite en 2001. La déclaration du département de départ (à l'exportation) ou de destination (à l'importation) des marchandises redevient obligatoire pour toutes les DEB.
2014
Auparavant exclu du territoire statistique de la France et donc considéré comme un partenaire commercial, Mayotte est traité comme l'ensemble des départements métropolitains. Ce changement n'est pas pris en compte dans les données antérieures.
Concepts du commerce extérieur

La notion de territoire statistique
Le territoire statistique de la France comprend la France métropolitaine, la Principauté de Monaco (repris dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur), la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane française, la Réunion et Mayotte (depuis 2014).
Depuis 2014, vous pouvez accéder aux échanges du département de Mayotte dans la conjoncture régionale du site.

Les territoires d'Outre-mer (TOM) ne font partie ni du territoire statistique, ni du territoire douanier. Leurs statistiques peuvent être obtenues auprès de l'Institut d'émission d'Outre-mer, 5 rue Roland Barthes - 75 012 Paris.

La nature des opérations comptabilisées
Les statistiques du commerce extérieur français sont établies selon la méthode dite du « commerce spécial ». Cela signifie que seules sont comptabilisées les marchandises entrant ou sortant réellement de l'économie nationale à l'exclusion des marchandises qui sont importées puis réexportées en l'état.
Toutefois, compte tenu des problèmes techniques inhérents à leur spécificité, les échanges de produits pétroliers sont enregistrés selon le système du « commerce général » qui comptabilise toutes les entrées et sorties du territoire statistique.
Certains mouvements ou catégories de marchandises sont exclus des statistiques du commerce extérieur
- Les réparations, l'admission temporaire, l'avitaillement, le placement en entrepôt sous douane de marchandises autres que le pétrole, le transit ...
- Les flux relatifs à certaines marchandises telles que l'or monétaire, les moyens de paiement et les valeurs ayant cours légal, certains satellites (cf. infra) ;
- Les opérations sous le seuil statistique en commerce intra-communautaire : elles sont exclues des statistiques détaillées par produits et par pays mais font l'objet d'une estimation globale. Ce sont les données relatives à des sociétés dont les flux annuels d'échanges intra-communautaires sont inférieurs à 460 000 euros. Depuis 1993, ce seuil a été réévalué périodiquement :
1993 - 250 000 francs
2001 - 650 000 francs
2002 - 100 000 euros (conversion euros)
2006 - 150 000 euros
2011 - 460 000 euros
Toutefois, afin d'apporter l'information la plus exhaustive possible, une évaluation de ces opérations, à l'importation et à l'exportation, est incluse dans le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB/FAB y compris matériel militaire, en données brutes comme en CVS-CJO.
- Jusqu'en 2009; les opérations extra-communautaire ("pays tiers") à la fois inférieures à 1 000 euros en valeur et à 1 000 kg en masse. Cette exclusion a été supprimée en 2010.

Des opérations particulières : les satellites
Afin d’harmoniser les différents indicateurs économiques et d’obtenir des statistiques plus conformes à la réalité économique, la Douane applique des règles spécifiques pour la comptabilisation des opérations liées à l’activité spatiale de la base de Kourou en Guyane française. Ces règles, conformes aux recommandations internationales, prennent en compte les opérations correspondant à un transfert de propriété entre un résident (français) et un non-résident (étranger).
[1]  Les fusées utilisées (Ariane, Soyuz, Vega) pour la mise en orbite de satellites ne sont pas prises en compte en exportation.
[2]  Un satellite mis en orbite est pris en compte au titre des exportations si son propriétaire final n’est pas un résident français. Il est alors « exporté » vers le pays où réside son propriétaire final.
Une troisième règle a été rajoutée afin d’écarter certaines opérations.
[3]  Sont exclues des statistiques, l'importation de tout satellite provenant d’un pays étranger et sa mise en orbite pour le compte d’un propriétaire étranger (ces mouvements sont de même nature que celui d’une marchandise suisse venant prendre le bateau au Havre pour partir aux Etats-Unis).
L'origine ou la destination du satellite sont déterminées par la nationalité du propriétaire et de l'acheteur. La notion de « résident » est donc utilisée ici alors que la méthodologie générale de comptabilisation des échanges se base sur les mouvements (flux physiques de marchandises) entre pays.
Les statistiques d'échanges de satellites sont repris dans le poste NC8 : 88026010.

Des opérations particulières : le gaz naturel à l'état gazeux
Les statistiques NC8 d'échanges de gaz naturel (repris sous les codes NC8 27 11 1100 et 27 11 2100) ne sont diffusées qu'en valeur. L'information sur les quantités (térajoule) est en effet confidentielle.
 
A partir de janvier 2005, une modification intervient dans la comptabilisation des échanges de gaz naturel à l'état gazeux (NC8 : 27 11 2100) acheminé par gazoduc : ces flux sont considérés comme des achats au dernier pays traversé par la marchandise avant son arrivée en France alors qu'ils étaient comptabilisés auparavant comme des importations des pays producteurs (cette modification s'applique également au cas plus rare des exportations suivant la même logique). Ainsi, comptabilisés en tant qu'importation de Norvège et de Russie juqu'en décembre 2004, les approvisionnements de gaz naturel sont, depuis, comptabilisés comme achats à la Belgique et à l'Allemagne.
En matière de statistiques régionales, la ventilation par département d'importation est sensiblement modifiée : les acquisitions de gaz naturel (repris, en nomenclature agrégée, sous le code B06Z - Hydrocarbures naturels) en provenance des Etats membres par gazoduc sont, à partir du 1er trimestre 2005, considérées comme importées dans le département de PARIS (75). Ce changement de méthodologie explique une dégradation du solde commercial de la région Ile-de-France et une amélioration du solde des régions auparavant considérées comme importatrices (notamment le Nord - Pas-de-Calais).

Des opérations particulières : l'électricité
Les échanges d'électricité (repris sous le code NC8 27 16 0000) sont diffusés en valeur et quantité (milliers de kWh).
 
En accord avec la législation communautaire, une modification de la comptabilisation des échanges d'électricité (par ligne haute-tension) intervient à partir de janvier 2005 et, pour les échanges avec la Suisse, à partir de janvier 2006. Ces changements de comptabilisation peuvent expliquer des différences dans l'historique des séries statistiques.
En matière de statistiques régionales, la ventilation par département d'exportation (ou d'importation) de l'électricité (repris, en nomenclature agrégée, sous le code D35A - Electricité) est en outre sensiblement modifiée à partir du 1er trimestre 2005 (et à nouveau au 1er trimestre 2006 pour les échanges avec la Suisse) en raison du changement méthodologique : les livraisons d'électricité (par ligne haute-tension) sont considérées comme exportées depuis le département de PARIS (75). Ce changement a un impact important sur le solde commercial des régions concernées (principalement au bénéfice de l'Ile-de-France et au détriment de la Lorraine et de Rhône-Alpes).

La valorisation des opérations comptabilisées
En accord avec les standards internationaux, la valeur statistique est la valeur des marchandises au passage de la frontière française : CAF (Coût Assurance et Fret inclus) pour les importations, FAB (Franco A Bord) pour les exportations. Les droits, taxes et accises sont exclus de la valeur statistique.
A savoir
Pour le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB/FABDans le calcul de cet indicateur, les importations et les exportations sont valorisées à la frontière du pays exportateur y compris matériel militaire, nécessaire notamment à l'établissement de la balance des paiements, un taux de passage entre CAF et FAB est appliqué pour minorer les importations des coût d'assurance et de fret afin de rendre comparables importations et exportations.

Les quantités relatives aux échanges
Les quantités des marchandises sont enregistrées en kilogrammes (masse nette) et, pour certaines NC8Nomenclature Combinée à 8 chiffres, selon une autre mesure, dénommée unité supplémentaire (US) : nombre de pièces, litres, en mètre cube, etc...

La présentation géographique
Les statistiques du commerce extérieur sont présentées par pays partenaires.
A l'importation, le pays indiqué est le pays d'origine des marchandises : il s'agit du pays dans lesquel le produit a été entièrement produit ou obtenu ou celui où a eu lieu la dernière transformation suffisante et économiquement justifiée. Dans les échanges intracommunautaires, si le pays d'origine n'est pas connu, le pays de provenance de la marchandise est privilégié.
A l'exportation, le pays indiqué est le pays de destination tel qu'il est connu au moment de l'exportation.
La nomenclature des pays utilisée est élaborée par la Commission de l'UE. Les résultats du commerce extérieur sont également présentés selon les zones géographiques et les principaux accords internationaux. En cas de modifications des zones ou accords économiques (dont l'UE), les séries sont rétropolées : quelle que soit la période retenue, la définition de la zone ou de l'accord économique est constante
Des pays particuliers :
A l'importation le pays « France » (code FR) reprend des marchandises en retour (marchandises françaises précédemment exportées et réimportées en l'état). Certaines marchandises conservent une origine française lorsqu'elles sont réimportées en France (pour refus de marchandises notamment). Ainsi, les tableaux de résultats à l'importation présentent parfois une ligne « Retour France » dont le montant peut être significatif.
Les pays et territoires indéterminés (codes QV et QW jusqu'en 2011, QU à partir de 2012, QP Haute-Mer à partir d'octobre 2013) sont notamment utilisés :
- à l'importation, s'il est impossible, au vu des documents commerciaux ou d'un examen des marchandises, d'attribuer à chaque marchandise importée son origine propre (mélange de liquides par exemple) ;
- à l'exportation dans le cas particuliers de satellites expédiés dans l'espace lorsque l'acquéreur est un organisme international ;
- en cas d'application des règles du secret professionnel (confidentialisation).
- en cas d'échanges avec des structures situées dans les eaux internationales : Haute-Mer (code QP).
Dans le présent site Internet, la présentation par pays présente quelques spécificités :
- Dans l'analyse conjoncturelle nationale, les échanges avec la Chine et Hong Kong sont présentés individuellement mais également dans leur ensemble dans une entité « Chine+Hong Kong ». Dans les données de conjoncture régionale, les données NC8 et Pays-CPF4, seuls les échanges avec chacun des deux pays sont présentés (pas d'entité « Chine+Hong Kong »).
- Le poste zone « Divers » regroupe :
- les Territoires et Collectivités territoriales d'Outre-mer (TOM)
- les pays et territoires indéterminés : codes QV et QW jusqu'en 2011, QU à partir de 2012, QP Haute-Mer à partir d'octobre 2013

La présentation par produit
Les statistiques du commerce extérieur sont présentées selon différentes nomenclatures de produit.
La nomenclature agrégée : Les données de conjoncture, nationale ou régionale, sont présentées selon trois niveaux d'agrégation spécifiques de la nomenclature NAF-CPF révision 2 (2008) : A17, A38, A129. Dans ce site, cette nomenclature, adaptée à l'analyse macroéconomique des statistiques du commerce extérieur, est appelée « nomenclature agrégée ». C’est une nomenclature de produits et de services, qui comporte, respectivement pour les 3 niveaux (A17, A38 et A129), 10, 20 et 70 rubriques de produits.
CPF4 : Le niveau intermédiaire de la classification de produit française (CPF) est utilisé dans ce site pour présenter la structure des échanges avec un pays. Cette nomenclature, gérée par l'INSEE, est une nomenclature de produit et de service.
NC8 : La nomenclature combinée à 8 chiffres (NC8), utilisée pour les obligations déclaratives des opérateurs auprès de la douane, permet une connaissance détaillée du commerce extérieur de la France : elle compte en effet un peu moins de 10 000 rubriques. Cette nomenclature n’est pas disponible pour présenter les statistiques régionales pour des raisons de confidentialité.
Transférer le fichier des rubriques NC8 valides en 2014 (fichier texte, non officiel, format CSV de 4 437 Ko)
On rappellera que les statistiques du commerce extérieur ne retracent que les échanges de marchandises et non de services. Seul le volet marchandises des nomenclatures de biens et services est utilisé.

La présentation par région ou département
Les statistiques régionales du commerce extérieur sont établies, tout comme les statistiques nationales, par l'exploitation des informations contenues dans les DAUDocument Administratif Unique : déclaration en douane déposée dans les échanges avec les pays tiers ou les DEBDéclaration d'Echange de Biens utilisées dans les échanges intracommunautaire. La ventilation par département (puis, par agrégation, par région) est effectué selon les principes suivants :
A l'exportation : C'est le département d'exportation des marchandises qui est mentionné : il est bien précisé qu'il s'agit du lieu initial à partir duquel les marchandises sont exportées et non pas le département du siège social de l'entreprise qui exporte.
A l'importation : C'est le département de destination réelle des marchandises importées qui doit être indiqué (et non le département du siège social de l'importateur).
Toutefois, cette règle générale n'est pas retenue pour les échanges de gaz naturel et d'électricité (par gazoduc ou ligne haute-tension) : flux attribués par convention à la région Ile-de-France et au département de Paris (75).
Pour une vison synthétique du commerce extérieur d'une région et de ses départements, une brochure au format PDF est réalisée trimestriellement. Elle est accessible, soit depuis la page d'accueil des données régionales, soit à partir de la rubrique Etudes et Bilan.

La présentation par entreprise : les palmarès
Conformément aux règles des secrets statistique et professionnel, la seule information rétrocédée sur les entreprises prend la forme de palmarès généraux sans qu'il soit possible d'obtenir les valeurs, les pays, les produits ou les départements (d'importation ou d'exportation) concernés.
Ces palmarès sont diffusés chaque année. Les informations restituées sont, d'une part, celles obtenues à partir du répertoire SIRENE de l'INSEE (activitél'Activité Principale Exercée (APE) est attribuée par l'INSEE à des fins statistiques et elle est codifiée selon la Nomenclature d'Activités Française (NAF rev2). Elle regroupe environ 750 rubriques. , raison sociale, adresse, catégorieLes sociétés sont regroupées en catégorie selon leur taille en nombre de salariés (tranche d'effectif salarié) :
de 1 à 9 salariés : micro-entreprises
de 10 à 49 salariés : petites entreprises
de 50 à 249 salariés : moyennes entreprises
Ces trois premières catégories constituent les Micro entreprises et les PME.
250 et plus : grandes entreprises
Parfois la catégorie est inconnue car l'information sur la tranche d'effectif salarié n'est pas disponible.
) et, d'autre part, le rang national de classement de la société selon les valeurs qu'elle exporte ou qu'elle importe.
Le palmarès national se décline en régional et départemental en fonction du département du siège des entreprises et non en fonction des flux de marchandises, comme c'est le cas pour les statistiques régionales de synthèse.
Le "Palmarès entreprises" de ce site présente un sous-ensemble du total des sociétés opératrices, par exclusion, notamment, des entreprises qui réalisent des montants très faibles (moins de 10 000 euros dans l'année).

La confidentialité des données
Conformément au règles européennes édictées en la matière (Règlement (EC) No 471/2009 Article 10, Règlement (EC) No 638/2004 Article 11), la confidentialité des données peut être réalisée à la demande d'un opérateur pour un flux et un produit donné. La demande peut concerner la valeur des échanges, leur quantité ainsi qu'un ou plusieurs pays partenaires.
Traitement des données confidentialisées
Le département des statistiques examine la demande de l'opérateur. Si elle s'avère fondée (règles du secret statistique), les données du produit concerné ne sont pas diffusées en l'état.
  • pour les diffusions détaillées, le produit est affecté dans un code spécifique "Position de regroupement des produits confidentiels du chapitre xx" ; si la demande porte sur des pays, ils sont comptabilisés sous le code "Pays indéterminé QU" ;
  • concernant les autres nomenclatures produit, la confidentialité des données est assurée par leur moindre niveau de détail.

Matériel militaire
Les échanges de matériel militaire ne sont connus que pour leur globalité.
Le détail par pays ou produit n'est pas une donnée publique.

Les traitements apportés aux données : l'application de CVS-CJO  (méthode X12-ARIMA)
L'interprétation des séries conjoncturelles du commerce extérieur est rendue difficile par des variations "mécaniques" telles les creux dans l'activité économique provoqués en août par les nombreuses fermetures d'entreprises. Ces variations masquent les effets de la conjoncture économique que le statisticien cherche à mettre en évidence. Les techniques statistiques de correction des variations saisonnières et des jours ouvrés permettent de filtrer ces facteurs de brouillage. On peut alors comparer les niveaux de flux d'un mois sur l'autre sans se préoccuper des effets saisonniers ni des longueurs des mois et donc constater un changement proprement conjoncturel et dégager une tendance de long terme.
Ce que peuvent faire les techniques statistiques
La tendance des ventes de produits chimiques est plus facile à observer en données corrigées que brutes
Corriger les séries des variations saisonnières (CVS) :
Chaque année, les courbes de l'activité peuvent présenter des pics et des creux aux mêmes moments. On attribue donc à chaque mois un coefficient, appelé coefficient de variations saisonnières (CVS), qui le ramène à un poids moyen.
Les coefficients CVS n'ont a priori pas de raison d'être identiques d'une série à l'autre. Pour les céréales, la cadence des échanges dépend fortement du calendrier des cultures alors que pour les biens intermédiaires, les flux sont influencés essentiellement par l'activité économique. Le phénomène de saisonnalité s'observe également selon les partenaires et les coefficients diffèrent en outre selon qu'il s'agit des importations ou des exportations.
Corriger les séries des jours ouvrés (CJO) :
Il s'agit de tenir compte des différences de structure en jours ouvrés pour le même mois sur plusieurs années. En effet, l'activité économique varie selon les jours de la semaine : elle est par exemple nettement plus faible durant les week-ends et les jours fériés. Pour ce qui est des jours fériés, le mois de mai est très caractéristique : si les 1er et 8 mai tombent un week-end, l'activité économique au cours du mois de mai sera nettement moins affectée qu'en autre cas.
On établit donc pour chaque mois un coefficient, appelé coefficient des jours ouvrés (CJO) permettant de ramener son poids à la moyenne historique des poids du même mois. Ce coefficient est calculé pour chaque série produits ou pays et pour chaque flux car a constaté que l'impact des jours ouvrés était différent selon ces critères.
Les limites de la méthode
Lorsqu'elles sont inhabituelles, de fortes évolutions en données brutes sont parfois mal traduites en données CVS/CJO : ici, la série corrigée (exportations d'automobiles) ne montre pas assez le phénomène ou l'amplifie.
Les coefficients CVS sont obtenus au moyen de calculs portant sur l'historique du phénomène observé. Ainsi, si un changement de saisonnalité intervient brutalement, les coefficients CVS ne seront plus adaptés. Il est difficile de remédier à ce problème à court terme, car si nouvelle saisonnalité il y a, elle sera d'abord considérée comme un aléa.
Pour limiter, autant que faire se peut cet inconvénient, les coefficients sont révisés au minimum une fois par trimestre.
A savoir

Les traitements apportés aux données : les estimations
Des estimation pour déclarations tardives
Les données collectées par la Direction générale des douanes et droits indirects sont, chaque mois, enrichies par des données issues de déclarations tardives : lors de la diffusion des données de mars, par exemple, des opérations relatives à des mois antérieurs (notamment les plus récents), non connues au moment de leur première diffusion, peuvent être intégrées.
Les résultats collectés d’un mois donné sont ainsi complétés au cours des diffusions postérieures, comme l'indique le graphique.
Graphique 1 : évolution du montant collecté au cours des diffusions successives
Une correction aux données collectées est donc apportée afin d'estimer les déclarations tardives. Dès la première diffusion, c'est l'estimation de la valeur finale (F sur le graphique 1) qui est diffusée et non la valeur simplement collectée (C). Le graphique 2 montre l'impact de cette estimation sur une série de données.
Graphique 2 : série de données collectées et série de données estimées
Cette correction est effectuée sur une période de 24 mois car, passé ce délai, les enrichissements ne sont plus significatifs. Ainsi, la valeur initiale des importations d'un mois de janvier de l'année N sera enrichie jusqu'à la diffusion du mois de décembre de l'année N+1.
L'estimation est appliquée à l'ensemble des séries les plus importantes : FAB/FAB, toutes les rubriques des niveaux d'agrégation spécifiques de la nomenclature agrégée utilisés (A17, A38, A129), les zones géographiques et économiques et les plus importants pays fournisseurs et clients de la France.
La prise en compte d’opérations sous les seuils statistiques dans les échanges intracommunautaires
Les opérations de faibles valeurs dans les échanges intracommunautaires, qualifiées d'opérations « sous les seuils statistiques » ne sont pas détaillées par produit et pays dans les statistiques du commerce extérieur. Une estimation du montant global de ces opérations est toutefois réalisée à l'exportation et à l'importation. Cette estimation est prise en compte dans le calcul de l'indicateur économique des échanges FAB/FAB y compris matériel militaire et données sous le seuil.

L'indicateur économique des échanges FAB-FAB y compris matériel militaire et données sous le seuil
L'indicateur "Echanges FAB-FAB y compris matériel militaire et données sous le seuil" traduit l'évolution globale du commerce extérieur. Cet indicateur économique est établi à partir des échanges civils, des échanges de matériel militaire et des données sous les seuils statistiques dans les échanges intracommunautaires, tous comptabilisés en échanges CAF/FAB.
Pour calculer l'indicateur, les exportations françaises restent comptabilisées au passage de la frontière nationale (FAB). Une correction (taux de passage CAF/FAB) est par contre apportée aux importations CAF pour éliminer tous les frais liés à l'acheminement des marchandises depuis la frontière du pays partenaire jusqu'à notre frontière nationale. Une symétrie est ainsi établie dans la comptabilisation des deux flux afin de ne pas biaiser le calcul du solde commercial. Au final, l'ensemble des échanges est ainsi évalué au passage du pays exportateur : comptabilisation FAB/FAB.
Le taux de passage CAF/FAB est le résultat d'une enquête statistique menée périodiquement par le DSEE auprès des opérateurs. Il ne s'applique qu'à l'indicateur économique global.
Toutes les autres séries statistiques par produits ou par pays sont diffusées en données CAF/FAB.
Historique des taux de passage CAF/FAB :
Le calcul de l'indicateur économique global en comptabilisation FAB/FAB répond aux préconisations des institutions européennes telles que la Banque centrale européenne et Eurostat. Cette exigence s'applique également à la Banque de France, pour l’établissement de la balance des paiements, et à l’INSEE, pour l’élaboration des comptes nationaux. Ces institutions intègrent dans leurs statistiques le taux de correction calculé par la Direction générale des douanes et droits indirects.
Qualité des données
Des erreurs peuvent être portées dans les informations fournies par les déclarants. La classifiaction des marchandises selon la NC8 qui comporte plus de 9 000 postes est notamment parfois délicate : il arrive que des opérateurs affectent leur produit à un code incorrect. D'autres variables statistiques (pays partenaires ou quantités par exemple) peuvent également être erronées. Afin de réduire l'impact de ces erreurs, des outils sont régulièrement développés et implémentés dans le processus automatisé de collecte, de contrôle et de calcul des résultats du commerce extérieur.
Après leur première publication, les statistiques du commerce extérieur sont révisées mensuellement pendant une période de 35 mois. Les données abondées par des corrections et des déclarations reçues tardivement remplacent les données initiales.
L'Union européenne a mis en place un guide de bonne pratique des statistiques européennes qui vise d'une part à l'amélioration de la qualité des données relatives au commerce extérieur et d'autre part à tendre vers une harmonisation des méthodes au niveau européen. Les 15 principes énoncés par le guide de bonne pratique sont pris en compte dans l'élaboration et la diffusion des statistiques du commerce extérieur de la France.
La diffusion des résultats du commerce extérieur de la France répond à la norme spéciale de diffusion des données (NSDD) édictée par le Fond Monétaire International.